Le champagne,

 

sort de ses caves.

 

 

Qui a dit que le champagne était un produit classique ? Personne. Et pour cause, le champagne revêt des allures de conquistador et part à la rencontre d’expériences insolites. Tour d’horizon de ses facettes pour le moins innovantes.

Tout vient à point à qui sait attendre

20 000 lieues sous les mers

Avez-vous déjà entendu parler de champagne vieilli sous la mer ? Après plusieurs expériences en Bretagne, au Pays basque et dans le bassin aquitain, cette technique se propage dans le vignoble champenois. Plongées entre 10 et 90 mètres de profondeur, les bouteilles y sont déposées pour 6 à 12 mois. Le temps de laisser l’océan faire corps avec les bouteilles, jusqu’à laisser des coquillages se former autour de ces dernières…. Quels intérêts d’une telle technique ? Tout d’abord, la température constante de l’eau – aux alentours de 13°C : exit les écarts de températures et le vieillissement prématuré. Mais l’absence de luminosité est aussi un formidable atout : parfait pour éviter le fameux « goût de lumière ». Quant à l’hygrométrie (degré d’humidité), elle semble parfaitement adaptée au bon travail des levures pendant le vieillissement. La pression – jusqu’à 6 bars – plus haute qu’une cave classique et on évite alors tout échanges gazeux. Cet ensemble de facteurs permet une évolution plus lente du champagne qui, à la dégustation, semblent plus jeunes et à la fois plus ronds ! Mais ce n’est pas tout : il semblerait que les levures travaillent différemment et délivrent des arômes nouveaux…

Aller plus haut

Un vigneron champenois a de son côté tenté de faire vieillir ses cuvées en altitude. La pression atmosphérique y est pour le coup plus basse – donc moins de gaz carbonique dissous – , et délivrerait des bulles plus fines et des arômes plus délicats et subtils.  Plus courant et plus accessible, n’hésitez pas à déguster un bon champagne lors de vos prochaines vacances au ski ! Des expériences comparatives ont été réalisées, entre des mêmes vins dégustés en plaine et en haute altitude. Il semblerait que la pression atmosphérique influe directement sur nos sens, faisant ressortir la salinité des champagnes et apportant une sensation en bouche littéralement aérienne à ces derniers.

Les pieds sur Terre

De plus en plus de champenois réintroduisent le fût de chêne pour l’élevage de tout ou une partie de leurs cuvées. Plus que d’innovation, il s’agit avant tout d’un retour aux sources. Détrôné dans les années 70 par la neutralité de l’inox – hygiénique, technologique grâce aux contrôles des températures et économique – le bois revient petit à petit dans le paysage champenois. Si jusqu’ici certains le réservaient à leurs cuvées prestiges, ils sont de plus en plus nombreux à l’associer à leur cuvée classique. Rondeur, complexité, aromatique, tanins…les qualités des fûts de chêne à la matière poreuse ne manquent pas pour rendre un champagne unique ! L’échange entre les matières est à son paroxysme et si en plus le bois servant à la confection des fûts vient de la forêt locale de l’Argonne…on signe !

Plus originale et pourtant berceau de l’élevage, l’amphore fait une petite percée dans le paysage vinicole champenois. Cette jarre en terre cuite déjà présente aux temps des romains et 100 % naturelle, servait à l’époque au transport et la conservation du jus de treille.  Seuls petits bémols : l’extrême porosité de ce matériel et sa contenance limitée. Encore plus perméable que le bois, les risques d’oxydation sont plus importants. Une contrainte qui oblige à deux fois plus d’attention et de réactivité dans le suivi du processus d’élevage.

 

Rien ne sert de courir, il faut partir à point

Outre l’innovation dans le vieillissement de ses vins, les maisons champenoises cherchent à se démarquer par leurs modes de livraison.  Il y a peu, une célèbre cave coopérative de champagne a vu ses bouteilles transportées à la voile depuis la France…jusqu’au Canada ! La fameuse marque et le Comité Interprofessionnel des vins des Champagne se sont associés à un logisticien soucieux de l’environnement, pour un voyage 100% sans pétrole à bord de l’Avontuur, long de 44 mètres.  Une association qui fait sens au regard des exportations en masse du champagne en dehors de la zone UE, à l’heure du réchauffement climatique. Rappelons également que la Champagne est le vignoble le plus septentrional de France, et directement concerné par la hausse des températures ces dernières années.

Dans la lignée inverse, il est désormais possible de se faire livrer son champagne…en hélicoptère ! C’est en tous cas ce que propose une marque de champagne très « James Bond » et une société de transport néo-zélandaise pour des clients fortunés logés dans des endroits reculés de l’île.

Si vous vivez tout simplement en France (et heureux), et que vous avez désespérément besoin d’une bouteille de champagne fraîche en moins d’une heure : c’est possible. Un site de conciergerie en ligne propose la livraison en un temps record – et par un sommelier en tenue s’il vous plaît – d’une bouteille d’une célèbre maison familiale et indépendante. Petit plus pour les parisiens et résidents des Haut-de-Seine : la livraison est gratuite. Deuxième petit plus : le tarif incroyablement raisonnable pour un tel service.

Vraiment, vous n’avez plus aucune excuse pour vous passer de champagne !

 

Crédit photos ©Emmanuel Goulet, ©Tzoumaz, ©L’Est-Eclair, ©Champagne Heucq

 

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